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Apprendre une langue : comment venir à bout du challenge ?

Apprendre une langue : comment venir à bout du challenge ?

Développer ses compétences linguistiques arrive souvent en tête des objectifs professionnels. Cela n’a rien d’étonnant lorsque l’on sait que 60% des Français s’estiment pénalisés par leur niveau de langue étrangère. Voici six bonnes pratiques qui vous permettront de vous lancer, et de venir à bout du challenge.

« Apprendre une autre langue, ce n’est pas seulement apprendre des mots différents pour désigner les choses, c’est aussi apprendre à appréhender les choses différemment » – F. Lewis

Il est vrai que parler plus d’une langue peut changer la donne. Échanger avec des professionnels ne parlant pas votre langue maternelle permet de développer vos soft skills, et de contribuer à l’essor international de votre entreprise. Cas d’école d’une situation win-win.

Soyons lucides : acquérir une langue est un vrai challenge après une décennie d’activité ou plus ; cela demande une régularité quasi-scolaire qui peut dissuader de prime abord. Il ne faut pas se laisser décourager pour autant : les formations en langues ont très largement évolué ces vingt dernières années, jusqu’à devenir parfaitement compatibles avec les impératifs de votre carrière, et même épouser les principales thématiques de votre secteur.

Que vous ayez encore des réserves avant de vous lancer dans un défi ambitieux, ou que vous ayez déjà pris votre résolution, voici six conseils qui devraient vous guider dans votre démarche :

1. Choisissez la langue qui est faite pour vous

Bien entendu, la langue de Shakespeare est la plus recherchée par les RH, et représente près de 90% des demandes en formation. L’Allemand et l’Espagnol complètent le podium en France.

Mais au-delà des statistiques, la vraie question que vous devez vous poser est la suivante : quels sont mes objectifs ? L’employabilité maximale, ou la spécialisation ? N’ayez pas peur de vous distinguer avec un vrai avantage concurrentiel sur le marché du travail :

  • Le chinois devient un incontournable du commerce international, que ce soit dans le domaine de l’import/export, du luxe, de l’industrie, de la distribution, de l’aéronautique, ou encore de l’automobile.
  • L’arabe permet de saisir des opportunités dans les secteurs du luxe et de l’énergie.
  • Avec l’émergence des BRICS, des langues comme le portugais-brésilien sont devenus de réels atouts dans le secteur du commerce international, de l’import-export et du tourisme

2. N’ayez pas froid aux yeux

« Ça a toujours l’air impossible – jusqu’à ce qu’on le fasse » – N. Mandela

En France, les débutants et pré-intermédiaires représentent plus de la moitié des formations en langues. C’est bien la preuve que se lancer dans une langue inconnue n’est pas insurmontable ! Un professeur natif, bilingue et excellent pédagogue saura vous mettre à l’aise dès la première leçon, et vous rassurer sur vos aptitudes.

Vos responsables formations et RH sont également des soutiens précieux qui sauront vous conseiller, aussi bien sur votre évolution professionnelle à travers l’apprentissage d’une langue que sur le financement de votre formation. Si celle-ci est éligible au CPF, il est possible que tout ou une partie du programme soit co-financé par un OPCA et votre employeur.

3. Privilégiez l’expérience humaine – même à l’heure de l’Artificial Intelligence

Les applications smartphone ne manquent pas, et promettent une progression rapide avec des cours quotidiens de quinze à vingt minutes. Ces solutions sont souvent bon marché et très flexibles, ce qui en fait la popularité. Néanmoins, il est donc bon d’associer l’eLeaning (ou l’auto-formation) à de l’interaction humaine, plus stimulante : c’est le principe du « blended learning » mélangeant exercices en autonomie et cours avec un formateur. Au-delà de la motivation que procure l’échange avec un être humain en chair et en os, il y a certaines choses que l’intelligence artificielle n’est pas encore en mesure d’enseigner : les valeurs, les méthodes de travail ou les habitudes socio-culturelles, par exemple.

4. Soyez patient

En partant d’un niveau grand débutant, il ne faut évidemment pas s’attendre à devenir interprète à la Commission Européenne du jour au lendemain.

Un premier test est souvent lancé en début de parcours pour évaluer vos attentes et votre niveau initial. Gardez en tête que les programmes linguistiques sont pensés pour vous faire progresser niveau par niveau, à un rythme calculé pour optimiser les efforts et la mémorisation.

Par ailleurs, exigez toujours une attestation de vos progrès, par exemple un certificat de niveau CECRL (Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues). Bon à savoir : les formations éligibles au CPF sont nécessairement qualifiantes, c’est-à-dire qu’elles doivent vous fournir en fin de parcours une certification standardisée de type TOEIC, Linguaskill, Bright, Pipplet etc. reconnue sur le marché du travail.

5. Choisissez un format qui vous convient

Dans un cadre professionnel imposant un retour sur investissement, un lexique spécifique et l’atteinte d’objectifs tangibles, il vaut mieux privilégier un organisme spécialisé dans le business language training, et qui recourt à des professeurs certifiés. Pour les modalités de formation, il n’y a pas de règle absolue, et chaque apprenant aura ses propres préférences.

En dehors du eLearning pur, le marché de la formation en langues offre quatre principales modalités :

  • Existant depuis toujours, les cours en face-à-face semblent les plus naturels, et ont l’avantage d’offrir un cadre optimal pour l’interaction et la convivialité, malgré les contraintes d’emploi du temps et de présence physique requise en un lieu donné ;
  • L’immersion linguistique à l’étranger a une vraie valeur ajoutée en terme d’expérience, mais nécessite un investissement important.
  • Très développés également, les cours par téléphone nécessitent peu de moyens techniques, mais freinent l’interaction entre le formateur et l’apprenant ;
  • Requérant une connexion internet de qualité, la visio-conférence présente l’avantage de s’adapter aux déplacements professionnels et autres impératifs familiaux, tout en offrant une vraie interaction avec le formateur ;

6. Sachez quand vous lancer

« Le moment présent a un avantage sur tous les autres : il nous appartient. » (C. C. Colton)

Si l’on sait que la nouvelle année est l’occasion de se remettre en question, et de prendre un nouveau départ, il est aussi de notoriété publique que 80% des bonnes résolutions prises au nouvel an sont vouées à l’échec.

Pourquoi attendre le nouvel an ? Si vous avez pris la décision d’apprendre une nouvelle langue, comme toutes les décisions dans la vie : lancez-vous ! Prenez cependant le temps d’analyser votre contexte personnel : qu’attendez-vous de cette formation ? Et qu’attendez-vous pour vous lancer ? Est-ce un manque de temps ? Un manque de motivation ? La volonté émane-t-elle de vous, ou de votre direction ?

En vous posant les bonnes questions en amont, en vous fixant des objectifs clairs et en choisissant un organisme fiable, vous avez toutes les cartes en main pour réaliser votre bonne résolution.

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