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Entretien avec un Coach Linguistique

Entretien avec un Coach Linguistique

Comment réussir professionnellement grâce au Coaching Linguistique

23 Avril 2019 – Lancé en 2016, le Coaching Linguistique Learnship permet aux professionnels d’être aussi naturels et efficaces en anglais que dans leur langue maternelle. Travaillant pour Learnship depuis 2011, Sylvie Jeanloz a été l’une de nos premières coachs – et elle continue de proposer du coaching linguistique et de la formation interculturelle.

Que pouvez-vous nous dire de votre parcours professionnel ?

Sylvie Jeanloz : Pendant plus de vingt ans, j’ai exercé en tant que travailleur social et superviseur au sein d’organismes qui aident les personnes à développer les compétences dont elles ont besoin pour faire face aux épreuves de la vie – notamment en tant qu’attachée d’enseignement, puis comme maître de conférences à la Columbia University. Dans les années 1990, j’ai fait une formation sur la conscience interculturelle, le team building et la résolution de conflit. C’est à cette époque que j’ai commencé à développer des ateliers, et à former d’autres formateurs. Après avoir emménagé en France, j’ai obtenu mon certificat CELTA, qui permet d’enseigner l’anglais aux étrangers. Puis j’ai commencé à coacher des cadres en négociation internationale. J’ai également de l’expérience professionnelle dans le domaine de la psychiatrie – et un cabinet où je consulte pour des thérapies individuelles et en groupe. Cela m’aide beaucoup dans mon métier de coach, parce que je peux me familiariser réellement avec les défis que rencontrent les gens quand ils ne réussissent pas aussi bien dans une langue étrangère que dans leur langue maternelle.

Pourquoi avez-vous rejoint Learnship ?

Sylvie Jeanloz: Je ne suis pas une adepte des leçons par téléphone. Learnship propose quelque chose de différent : il y a la plateforme en ligne, il y a le format en face-à-face – ça fait une grande différence.

Comment décririez-vous le coaching linguistique en une seule phrase ?

Sylvie Jeanloz: Le coaching linguistique consiste à aider des personnes à développer et utiliser les compétences qui leur ont permis de réussir professionnellement, mais dans une autre langue.

Quel est le profil type des personnes que vous coachez ?

Sylvie Jeanloz: Il y a beaucoup de directeurs et de managers. Pour autant, et notamment dans le cas de deux géants de l’internet avec lesquels nous travaillons, beaucoup de mes clients ne sont pas des cadres, mais des gens très motivés par leur réussite professionnelle, et qui regardent vers l’avenir.  J’ai travaillé avec beaucoup de collaborateurs en France, en Allemagne, en Asie et en Amérique du Sud. Ils comprennent que pour réussir dans un environnement international, ils doivent savoir tourner la langue anglaise à leur avantage.

Que recherchent les professionnels que vous coachez ?

Sylvie Jeanloz: Cela dépend beaucoup de leur profession. Tout ce qui pourrait les aider à mieux réussir. Souvent, c’est être capable de construire des relations professionnelles : engager des conversations spontanées, ou avec plus d’enjeux. Ecrire des rapports. Préparer et animer des présentations formelles ou moins formelles, savoir anticiper et répondre aux questions. J’apprends aux professionnels à utiliser la langue anglaise pour transmettre efficacement les messages qu’ils veulent faire passer. Nous travaillons aussi le style et l’intonation. L’anglais est une langue musicale. Quand ils parlent anglais, les gens de certaines cultures ont un ton qui peut sembler très monotone pour un anglophone natif – jusqu’à ce qu’on les coache.

Quels bénéfices les professionnels tirent-ils du coaching linguistique ?

Sylvie Jeanloz: Cela renforce leur confiance en eux, et c’est un cercle vertueux : mieux ils se sentent, plus ils sont prêts à prendre des risques et mettre en avant de nouvelles compétences. Quand ces compétences portent leurs fruits, ils sont encore plus satisfaits. Certaines personnes m’ont confié que l’amélioration de leurs compétences en anglais a été un facteur déterminant pour obtenir une promotion.

Pourriez-vous nous donner un exemple concret ?

Sylvie Jeanloz: J’ai eu l’occasion de coacher un français, qui avait le sentiment que ses critiques n’étaient pas toujours bien reçues par son équipe américaine. Aux Etats-Unis, nous utilisons une approche en sandwich pour faire nos remarques : les tranches de pain représentent le positif (toujours quelque chose d’authentique), et la garniture représente le point négatif. Par exemple, « Dans l’ensemble, ce rapport est très bien ciblé, bravo ! Mais revenons à la deuxième page ; cela ne marche pas vraiment, je pense qu’il faudra la retravailler ; mais je mesure l’effort qui a été fait, et j’apprécie sincèrement ». Positif, négatif, puis positif. Certains Français m’ont confié trouver cela malhonnête, comme si on les manipulait en leur disant quelque chose de positif pour passer un message négatif. Aux Etats-Unis, nous trouvons cette manière d’aborder les choses plus équitable et équilibrée. Avec cette personne, nous nous sommes vraiment entraînés à formuler des critiques constructives, et en moins d’un mois, il me disait « je n’arrive pas à croire qu’ils soient si ouverts à mes critiques, maintenant ! »

Enfin, s’il n’y avait qu’un conseil de coach à retenir, quel serait-il ?

Sylvie Jeanloz: Cela peut sembler évident, et vaut pour n’importe quel pays : connaitre votre public, et savoir comment éveiller son intérêt. Quelle est votre audience ? Quel est votre objectif ? Par exemple, si votre but est de promouvoir un produit en particulier, que voulez-vous que votre interlocuteur tire de votre présentation ? Un intérêt dans le produit, une meilleure compréhension de son fonctionnement ? Mon conseil serait de ne pas perdre de vue votre objectif, et de communiquer de manière à atteindre votre but.

 

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